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Publié par i-voix

i-voix aux mains d'argent - Florilège 11 2013-2014

 

Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.

 

A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.

 

Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?

 

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Tim Burton - Edward aux mains d'argent

Image originelle : Tim Burton - Edward aux mains d'argent

 


 

 

Sans être vue, la vie dialogue, elle nous rappelle tous les printemps. La chose sur un rien de ciel.

 

(Clémentine)

 

 

 

"J'ai entendu la peur de la mort. Je peux en fermant les yeux l'entendre ouvrir la porte aux chats, et tomber comme une masse sur le parquet. Comme ma grand-mère, oui, comme ma grand-mère. Je la vois maintenant comme une tache dans la verdure."

 

(Corentin R)

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 11 2013-2014

 

Effacer d'un coup le scandale des points de vue.

Oublier ce que les yeux ont vu,

Relativiser le doute, le passé.

De là où je suis, je me tue.

 

(photo personnelle) 

 

(Iris)

 

 

 

La solitude me parait une chose bien difficile à entendre. Et pourtant, en quelque endroit de la terre où je marche, je cherche sa voix, sa seule voix. L'ange qui aujourd'hui frappe à la porte, n'a rien à me donner. Quant à moi, je n'ai rien à lui offrir que mes mains sales et ouvertes dans les siennes.

 

 

(Marie)

 

 

 

Tenir un langage éperdu

troublé de chutes et creusements

sur les genoux centaine de miettes

trois petits chats bout de ficelle la seule

sortie du labyrinthe je cherche debout.

 

(Léo)

 

 

Ange traqué,

adossé au silence, débris nés de sa fureur,

trace autour de toi la souillure de mon absence,

vaine mort parodiée, vague ultime de la vie, oeil mort du désert.

 

(Marine)

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 11 2013-2014

 

J'ai avalé des baisers d'amour. J'ai sifflé sur mon visage une cicatrice. Les yeux au bout du chemin soufflent sur ma joue. Je tomberai lentement comme la nuit.

 

(photo personnelle)

 

(iris)

 

 

 

Le silence s'installe, rien ne bouge

La vie ne souffle plus, il n'y a plus de chemins

Les paupières closes, une femme repasse l'ombre de sa vie

Si proche est l'absence et se glisse le froid entre les lèvres de la mort.

 

(Audrey)

 

 

 

Je la perçois comme revenue du pays des songes, qui ne vit quelque histoire secrète s'exclut donc du vrai monde.

 

(Clémentine)

 

 

 

 

celui-là est venu avec sa maladie. je n'ai rien vu venir. Il reviendra demain promet-il, pour finir sa tâche. L'homme qui ordonne, je le connais bien. chacun se plaint de d'une plaie. Il me dit il est grand temps d'enterrer l'enfance. cet homme la divague. J'en ai une peur bleue. A partir d'un certain âge, je deviendrai invincible aux autres.

 

(Marco)

 

 

Tenir ses mots vivacité de sentiments comment prendre de l'air assez dehors parmi rouleaux de vent souffle déplié et noeuds debout. 

                                                                                                     

 (Source image)

Substitution - Albane Gellé
 
 
 
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