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Publié par i-voix

i-voix aux mains d'argent - Florilège 1 2013-2014

 

Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.

 

A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.

 

Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?

 

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Tim Burton - Edward aux mains d'argent

Image originelle : Tim Burton - Edward aux mains d'argent

 

 

 

Tenir solide les pieds posés

malgré catastrophes naturel

-les s'il vous plaît s'allonger

entière nuit abandonner ce

                                             qui debout.

 

 

 

(Rita)

 

 

Ne craignez rien

L'Homme admet qu'on lui mente

Mais la mort ne peut même pas arrêter un train.

 

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(Photo modifiée, originale : source)

 

(Sahra)

 

 

Puis-je te confier un secret, participant d’un monde microprocesseur ?

C’est comme si nous étions tous en train de nous tromper. On marche comme tous les jours au cœur de la foule, en déjouant les bombes qui ne tarderont plus à ravager la ville. Il y a tous les cris. Et la fausse modestie. Face à chaque violence (qui n’épargne personne), s’encombrer de paroles. Dans ce tumulte-là, des appels au secours. Attendre les conditions. Une fois éduqué nous nous alignerons.  J’hésite à déranger. Le même énervement. Pianoter l’angoisse. Ça fouine dans les recoins d’une haine recuite. Parfois elle m’étouffe. L’espace vide, il t’épuise.

Il t’épuise. Elle m’étouffe. Ironie du sort.

Soudain l’imprudence.

Lorsque les autres renoncent, s’absenter quelques temps, se redonner le temps, pour sentir d’autres choses.

Suis-moi, rencontrer le monde, en faire la conquête, larmes aux yeux.

Se taire un peu, juste t’offrir le silence, le plus heureux.

Ecoute comme les bruits ont changé, 

Plus de télévision et Wifi désactivé.

Étaler l’aventure pour aimer te surprendre, t’offrir le détail qui t’émerveillera.

Devant cette évidence, nous serons comme la reine de cœur et le meilleur des rois.

Inventer les paroles de nos vies, comme le chant des oiseaux à la faveur des nuits.

Rien ne peut plus nous atteindre.

 

Entre nous, cela me suffit.

 

(Evane)

 

 

 Ta liberté, lavée du plus beau sang dans ce lieu de beauté intraitable, témoigne.

 

(Gwalonn)

 

 

 

La nuit a plongé ma moitié de planète dans l'obscurité. il y a celui qui veut prendre ma place. La nuit, et dans mon sommeil, il se glisse dans ma peau, et tente de parler par ma bouche. Je ne m'encombre pas. J'ai si peu à faire. Je peux dormir. Un temps long pour tuer l'ennui.

 

(Marco)

 

 

Un sel de mélancolie,

sourd au silence,

exige l'éclat d'une ruine presque triste

qui refuse le sang de l'écume tressée.

La souffrance du rien s'avance entre deux feux

à la nuit rouge invisible.

Aux lèvres de sable,

l'heure des vagues est infinie. 

 

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 (photo personnelle)

 

(Iris)

 

 

 

Je dénonce l'humiliation perpétuelle de l'humain.

 

 

(Florian)

 

 

Pour quelque trouée d'un navrant dessein  

 

           d'un gel qui me glace  

 

à peine aube du souffle

 

en cette toile hissées blanche

 

par une brume, rapace d'une forêt, sur le vif dévorée

 

           le néant

 

               le crépuscule  

 

                   l'horloge du soleil

 

et la montagne qui s'élève vers le bas

 

  dessin modifié neige 

(dessin personnel)

 

(Clémentine)

 

 

L' idolâtrie instaure une relation d'intimité, factice, virtuelle.

Ainsi on pourrait dire que 

C'est la dévotion qui invente l'idole.

Ainsi on pourrait dire que

La célébrité d'une célébrité authentifie la validité de sa célébrité.

Ainsi on pourrait dire que

L'anonyme est quant à lui condamné à demeurer un "dénommé".

 

(Lucie)

 

Je n'ai rien pour ne pas perdre, je ne suis pas une pierre fleurie, je suis sensible à l'instant où j'ai entendu un coeur qui bat.

 

(Léo)

 

 

Comment s'est appelé le premier être humain ?

Etait-il lâche, faible, avare ?

Qui fut la première personne insultée dans son coeur ?

Dans son orgueil, dans son honneur, dans sa folie ?

Suis-je le seul à me poser ces questions ?

 

(Jessica)

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 1 2013-2014

 

Celui là est venu avec sa maladie. Il s'est installé ici, a décoché quelques pénibles sourires, a modelé les boiseries. Il a construit au fond du couloir un simple secret, qu'il nourrit tendrement. Un secret d'amour qui ne m'appartient pas vraiment.

 

 

(photo personnelle)

 

(Iris)

Il marche sur l'ombre des illusions, sans que l'amour attise le manque.  

 

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source

 

(Clémentine)

 

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