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Publié par i-voix

Florilège - i-voix à écouter 3

Tout au long de l'année 2013-2014, les lycéens d'i-voix ont partagé en ligne des productions orales diverses. En voici quelques exemples.

 

 

 

et dire que j'pensais m'coucher tôt

remplir les poches que j'ai sous les yeux

j'ai plutôt écouté la nuit et tous ses conseils précieux

ses murmures sombres

..."

 

 

 

(...)

 Je t'ai nommé l'indienne

Femme aux yeux millénaires
 (...) 

Je t'ai nommé l'indienne

Et tu m'as donné un continent d'outre-mer

(...)

Dorval Sonia - Lecture Albane Gelle

Lecture  d'Ernest Pépin

par Evane

 

  http://www.piasa.fr/sites/default/files/imagecache/ImageNouveauSiteLotMegaBig/lot-205490.jpg

LUIS FEITO - Composition

 

 

DRIGE IRIS - choix poeme

Justification du choix

par Evane

 

 

Lorenzo monte et se met à la hauteur de la statue

 

Oh toi, pouvoir ! Oh toi, misérable allégorie de ma vertu violée ! Allons, pourquoi me regardes-tu ainsi ? Connaitrais-tu ma pensée ? Me suivrais-tu si tu le pouvais ? Détruire ce tyran qui salit notre nom et qui, de ses viles mains, souille nos filles et les tourne aux vice. Non... Non tu ne le ferais pas, toi le pouvoir, toi qui tiens en ta main le symbole des Médicis, toi qui soutiens les tyrans, toi qui porte en ton sein le vice ! Mais pourtant tu es là... Tu regardes les Hommes, si neutre... Mais lève toi ! Défends Florence de cette peste qui l'envahit ! Déchaine ta puissance ! Pourquoi restes-tu immobile ? Pourquoi restes-tu si indifférent à la déchéance humaine ?

Ta si grosse tête aurait dû tomber !

Très bien, je m'en vais donc l'aider !

Il la décapite 

 

 
Florilège - i-voix à écouter 3

 

Louise Labé

Louise Labé, portrait gravé par Pierre Woeiriot (1555), BNF.

 

 

Sonnet 3

 

"Ô longs désirs, ô espérances vaines 

Tristes soupirs et larmes coutumières"

 

Sonnet 3

Louise Labé, Oeuvres, Edition Jean de Tourmes, 1555

 

radios4.gif

Cliquez ci-dessus

pour écouter la lecture du sonnet 3

par Louise Labé elle-même

 

 

Interview 3

 

"Une vie sans amour ne vaut pas la peine d'être vécue"

 

"Il m'est arrivé d'être touchée par les flèches de Cupidon, je l'avoue, je l'assume, mais ce n'est pas pour autant qu'il est permis de me prendre pour une débauchée."

radios2.gif

Cliquez ci-dessus

pour écouter les réponses de Louise Labé aux questions de Radio i-voix

 

http://deprouw.fr/media/blog/Lady_by_Rogier_van_der_Weyden_Washington_detail_01.jpg

Rogier van der Weyden,  Portrait de jeune femme (détail) 1460

 

(Article original de Marine)

 

 

Performance avec Goulven Ka - Tu craches ta rage

 

je fais comment sans toi, moi ?

je fais quoi de tout ça ?

 

...

 

les yeux vides

impassible

te pardonner

impossible

 

(extrait d'un poème collectif

composé lors d'un atelier d'écriture avec Goulven Ka)

 

 

Polyphonie poétique
réalisée par le choeur des lycéens d'i-voix
à partir des recueils
Voix d'Aujourd'hui 2013-2014
  
 
Cliquez ici
pour écouter le choeur d'i-voix 
 
 

Indéfiniment

   

Indéfiniment accueillir le temps

les pensées au devant de soi

derrière le désir

 

c'est dégoûtant

 

la seule sortie du labyrinthe sous le fraisier

ne plus compter les territoires de mort

je suis debout

 

serai sans doute heureux

au verset de l'horizon

 

ronger les yeux

le pseudonyme est un écran

rose

étoilé est son chemin

les mots tiges entre deux silences

 

http://noelpecout.blog.lemonde.fr/files/2009/05/alechinsky-pierreaquarelle-sur-linogravure-44-x-53-cm-signe-au-crayon-1990.1241566684.jpg

PIERRE ALECHINSKY - Aquarelle sur linogravure (1990)

 

 

Lorenzo marche en titubant

" C'est une bien belle nuit à décapiter la lune, astre éclairant mon triste visage de ses rayons... Eh bien ! Qui voilà ? Mon cher cousin, Côme de Médicis sur son fidèle destrier, dressé par le bronze ! Très beau travail de Giambologna ! Que de prestance, quelle belle monture ! Ce serait dommage, que dis-je un tel désastre s'il lui arrivait mésaventure, cela vous toucherait, n'est ce-pas ? Non, non mon cher ami, je ne vous fais point de menace, mais je vous accorde plutôt une promesse ! Vous connaissez bien mon passé romain, le "bourreau de statue". Pourquoi ne pas récidiver ici même à Florence ? Cette ville, qui n'est pas moins qu'une catin, dont le peuple n'est même pas capable de se soulever face à un pauvre fils de boucher, de faire respecter ses droits civiques et moraux. Je ne puis demeurer sur cette place plus longtemps, ce qui y règne m'empêche de me languir.

Il monte sur la statue et se rapproche de la tête

Allons, comment te sens-tu ? J'ai l'impression de voir le visage d'Alexandre, d'anticiper l'acte meurtrier que je prépare depuis tant d'années. Est-ce pour moi une nécessité ? Est-ce pour moi véritablement utile ? Peut-être que le peuple osera ouvrir les yeux face à la réalité et tenter de prendre le pouvoir pour pouvoir enfin vivre dans un état des plus paisibles. Qu'en dis-tu ? Tu ne dis rien... Ta destinée est au bout de mon épée, oses-tu te défendre ? Allons bon... Le jour va se lever, je n'ai pas de temps à perdre avec une statue.

Il se détourne et reprend sa route.

 

Statue de Cosme de Medicis - Place de la Seigneurie à Florence (photo i-voix)

 

Tenir des billes des cailloux

pour les plus grands tré-

sors de vie à emmener île

déserte avec des coeurs déco-

rés et (...)

Dorval Sonia - Lecture Albane Gelle

Lecture  d'Albane Gellé par Sonia

 

http://madinkbeard.com/blog/wp-content/images/alechinsky2.jpgPIERRE ALECHINSKY - Astre et désastre (1969) 

 

DRIGE IRIS - choix poeme

Justification du choix par Sonia

 

 

Louise Labé

Louise Labé, portrait gravé par Pierre Woeiriot (1555), BNF

 

 

Sonnet 24

 

"Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé 

Si j'ai senti mille torches ardentes ..."

 

Sonnet 24

Louise Labé, Oeuvres, Edition Jean de Tourmes, 1555

 

radios4.gif

Cliquez ci-dessus

pour écouter la lecture du sonnet 24

par Louise Labé elle-même

 

 

Interview 24

 

" Le sonnet est pour moi la meilleure façon pour partager mes pensées."

 

"Sans amour, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue."

 

"La philosophie de ma vie : aimer, écrire, vivre."

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/95/Tizian_016.jpg/490px-Tizian_016.jpg

Le Titien - Vanité (1515)

 

(Article de Lucie)

Cliquez ci-dessus pour écouter l'interview de Louise Labé surRadio i-voix

(...)

Et j'exulte, sauvé de mon passé, tiré de là, hissé, lissé, plissé, vissé à la modernité, en liesse d'indépendance nouvelle, jeune Afrique dessoûlée de ses cauchemars de sauvages esclavagés colonisés.

 

Dorval Sonia - Lecture Albane Gelle

Lecture  de Raharimanana

par Corentin R

 

http://www.bruce-clarke.com/cache/un-monde-pas-tres-clair/Getting-there2_728.jpg

BRUCE CLARKE - Getting there (2010)

 

DRIGE IRIS - choix poeme

Justification du choix

par Corentin R

 

source

      Lors de notre visite au château de Kerjean, édifice datant de la Renaissance (construction de 1545 à 1596), nous avons été agréablement surprises de trouver un puits. Celui-ci nous a immédiatement rappelé le passage de la cotte de maille (acte II scène VI) ,car nous l'avions imaginé exactement tel quel lors de la lecture. Cette scène a été filmée depuis un balcon légèrement en hauteur qui offrait une vue propice pour ce plan. Pour la suite de la vidéo, nous avons tourné dans une des nombreuses salles, car celle-ci possédait une fenêtre donnant sur le puits, une luminosité intéressante. Et petit détail pratique indispensable, ce lieu était doté d'un petit renfoncement dans le mur, nous permettant de placer la caméra de manière idéale.

          

       Au moment de tourner, nous avons donc choisi de représenter cet extrait car nous avons pensé que cette scène est importante. En effet, elle révèle pour la première fois le projet de meurtre de Lorenzo et sa fausse personnalité. On le découvre menteur, bon acteur et mesquin. On comprend aussi que le Duc a une confiance aveugle envers son cousin et que ce dernier à donc réussi à le manipuler. De plus Giomo est présent dans cette scène, il est le seul personnage de la pièce à voir clair dans le jeu de Lorenzo, c'est le premier indice pour ce qu'il se passera par la suite.

          

        La mise en scène : En ce qui concerne la position des personnages, nous avons choisi de nous organiser en arc-de-cercle, pour pouvoir apparaître toutes les 3 sur le champ, mais aussi car les 3 personnes devaient regarder le sujet principal de la discussion : le puits.

         Ensuite, on peut remarquer que de temps à autre Alexandre cache Lorenzo : par intermittence on peut voir le Lorenzo corrompu sous l'influence d'Alexandre (on ne le voit donc que peu) puis quand il se décale on peut voir le "vrai" Lorenzo (on le voit en entier, y compris son visage).

Louise Labé

Louise Labé, portrait gravé par Pierre Woeiriot (1555), BNF

 

Sonnet 18

 

"Baise m'encor, rebaise-moi et baise

Donne m'en un de tes plus savoureux

Donne m'en un de tes plus amoureux

Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise"

 

Sonnet 18

Louise Labé, Oeuvres, Edition Jean de Tourmes, 1555

 

 

 

Interview 18

 

"L'amour charnel, le désir, dès qu'il est exprimé par une femme, ça crée tout de suite des émeutes."

 

"Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le néoplatonisme : moi je crois que l'amour, c'est l'amour de deux âmes, mais aussi de deux corps."

 

"Je fais un baiser  à Olivier, je crois qu'il nous écoute !"

 

"Nous nous quittons avec le tube déjà culte des Troubadours de Brocéliande..."

 

 

http://employees.oneonta.edu/farberas/arth/Images/110images/sl11_images/bronzino_venus_cupid.jpg

Bronzino, Venus, Cupidon, la Folie et le Temps (1545)

 

(Article de Corentin)

 

Cliquez ci-dessus pour écouter la lecture du sonnet 18 par Louise Labé elle-même

Cliquez ci-dessus pour écouter les réponses de Louise Labé aux questions de radio i-voix (avec le tube des Troubadours de Brocéliande !)

Performance avec Goulven Ka - J'ramènerais

 

J'ramènerais la tour de Pise

pour voir si la droiture des hommes

est toujours indécise

 

J'ramènerais les plafonds couverts d'or

pour avoir des étoiles dans les yeux encore

 

Moi j'ramènerais la cathédrale Santa Maria

pour prouver qu'à mon âge

l'immensité d'une chose ne tient pas qu'à une femme

 

J'ramènerais les rues de Volterra

pour retrouver le chemin

de ces siècles d'embarras

 

...

(extraits d'une joute oratoire

composée lors d'un atelier d'écriture avec Goulven Ka)

 

Florilège - i-voix à écouter 3
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