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Publié par Clémentine

Interview de Valmont - Les Liaisons dangereuses

N°559

21 mai

 

INTERVIEW EXCLUSIVE DE VALMONT

 

Public : Vous semblez-être, selon les apparences et les rumeurs qui courent Paris, un éternel séducteur. Qu'en dites-vous ?

Le Vicomte De Valmont : Il est vrai que je mène une vie de libertinage amoureux, qui peut choquer bien des moeurs. J'aime par dessus tout mettre au point des stratégies poussées pour séduire les femmes et par conséquent me prouver que je vaux mieux que les autres hommes.

 

Comme nous pouvons le voir à travers  le roman, vous entretenez une relation assez particulière avec Mme de Merteuil. Comment définireriez-vous cette relation ?

Tout d'abord, nous nous sommes connus par un malheureux concours de circonstances. En effet, un de ses innombrables amants, le Comte de Gercourt l'a délaissée pour partir avec l'une de mes amantes. Amusant, n'est-ce pas ? C'est ainsi que nous nous sommes rencontrés et nos nombreux points communs, tels que le libertinage et nos moeurs dissolues, nous ont rapprochés.

 

Iriez-vous jusqu'à dire que vous éprouvez de l'amour pour elle ?

On peut le voir ainsi... Nous avons été amants, et entretenons maintenant une correspondance suivie. Cependant, je ne nierais pas que je tente depuis un moment de la faire retomber dans mes bras, sans succès. J'éprouve de la jalousie à l'égard de ses autres amants, notamment de son Chevalier mais ne peut que la complimenter quant à ses talents de séductrice. Dans la lettre XX, elle me lança ce pari : si la Présidente de Tourvel cédait  à mes avances, elle me céderait. Voyez quel caractère, quel maîtrise de la situation !

 

Dans vos lettres, vous tentez de séduire la Présidente mais vous même êtes séduit. Vous êtes-vous fait avoir à votre propre jeu ?  

Au début, l'idée de séduire cette femme, au premier abord austère et très pieuse, m'a paru un défi bien plus difficile que celui soufflé par ma belle amie, la marquise. Il s'est avéré que par la suite, cette femme s'est révélée à moi et que mon amour a pris le dessus. Je suis devenu plus sentimental, faisant preuve de lyrisme dans mes lettres, ce que Mme de Merteuil n'a pu supporter... Voyez où cela nous mène aujourd'hui, je dois combattre le chevalier Danceny et la Présidente se meurt de chagrin.

 

 

Propos recueillis par Clémentine reporter ivoix

 

Non, Madame, je ne serai point votre ami ; je vous aimerai de l'amour le plus tendre, et même le plus ardent, quoique le plus respectueux. Vous pourrez le désespérer, mais non l'anéantir.

Lettre LXVIII, Le Vicomte De Valmont à la Présidente De Tourvel

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