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Publié par Sonia

Interview de Cécile Volanges - Les Liaisons dangereuses

Scoop : Mademoiselle Cécile de Volanges entretiendrait une relation des plus douteuses avec Monsieur le Chevalier de Danceny.

 

En ce début du mois d'août, Mademoiselle Cécile de Volanges, fille de Madame de Volanges sort de son silence des plus longs. Aprés avoir grandi au couvent dans l'ignorance comme dans l'innocence la plus complète, elle découvre le monde, un monde qu'elle ne connaît point et dont les multiples aventures seront à vivre quelles qu'elles soient, comme l'Amour. En effet, Mademoiselle de Volanges a été surprise bien des fois à écrire à des correspondants qu'elle connaît fort bien. Cependant selon des confidences portées à son amie Mademoiselle Sophie Carnay, tout porte à croire que Mademoiselle Cécile aurait des liens des plus audacieux avec un jeune homme plus noble que riche.

Cette rencontre faite par l'intermédiaire de Madame la Marquise de Merteuil en ses appartements, la jeune fille dont les sentiments ne firent qu'un tour débuta dès lors des cours de chant et de harpe avec ce bel inconnu. Ainsi ils entretiendraient une correspondance plus rapprochée ce qui fit évoluer leur situation. Afin de confirmer ces rumeurs, Mademoiselle Cécile a accepté de raconter cette relation et ce que fut sa vie après le couvent.

 

Vous avez pris part aux rumeurs propagées à votre égard, sont-elles réellement fondées ?

   -  Eh bien, il est vrai que dès le premier instant où mon regard s'est perdu dans celui de Monsieur le Chevalier de Danceny, nous nous sommes entretenus à plusieurs reprises, par le biais de mes cours de musique. Tout d'abord nous avons envisagé nos rapports avec innocence puis au fil du temps nous nous promettions à une relation beaucoup plus engagée. Les lettres que j'expédiais à mon amie restée au couvent n'étaient que la représentation la plus intime de mes sentiments, je lui confiais juste mes impressions, mes remarques et mon ressenti. De surcroît, au départ je n'étais sûre de rien, sauf d'une chose, que la femme qu'il allait épouser aurait bien de la chance. Sachant que je devais me marier avec Monsieur de Gercourt - un mariage de convenance dont l'instigatrice fut ma mère - mon coeur se débattait. À ce sujet, je me confiais à ma chère amie. S'il était de toute manière impossible me rêver l'épouse d'un chevalier. Mais bon il en fut ainsi.

 

À la suite de tout ceci, avez-vous rencontré quelques difficultés dans vos relations avec les autres, vos connaissances ? 

    -  Mes relations furent quelques peu chamboulées même si au départ peu en avaient connaissance hormis Madame la Marquise de Merteuil à qui je demandais conseil bien souvent, laquelle me repondait avec bonté et sincérité dignes des plus grands amis. Elle était l'une des mes principales confidentes, même si elle était une amie de ma mère. Et puis est arrivé cet instant... Désireuse de se venger de Monsieur de Gercourt, elle agit par trahison. Nous fûmes alors séparés malgré le puissant bien qui nous unissait. Quant à ma mère, elle fut très furieuse d'apprendre notre relation, moi qui l'avait si bien cahée dans les tiroirs de ma chambre. Ceci ne dura q'un instant, sa détermination à étouffer l'affaire prenant le dessus. Elle  se résigna à me laisser aimer cet homme. Enfin, il y eut Monsieur le Vicomte de Valmont, un être serviable qui me proposa son aide pour voir Monsieur le Chevalier de Danceny à l'abri des regards indiscrets, ma mère étant au départ opposée à notre relation. Elle m'interdisait de le voir, si bien que je n'eus d'autre recours que de céder à cette aimable offre. Ma mère m'avait envoyée dans un château, celui de la tante de Monsieur de Valmont, Madame de Rosemonde, fort aimable de m'accueillir dans sa si grande demeure. Cependant amer fut ce séjour sachant que sa visée première était de m'éloigner de mon bien aimé, séjour au cours duquel me répéta qu'il était mal de l'aimer. Suite à cela, j'ai tenté de le rejeter à plusieurs reprises, j'en suis navrée. Monsieur de Valmont m'a d'ailleurs confié une lettre dans laquelle Monsieur le Chevalier lui faisait part de son profond désarroi face à mon indifférence, lettre dont le début disait ceci : " Ah Monsieur, je suis désespéré, j'ai tout perdu. Je n'ose confier au papier le secret de mes peines : mais j'ai besoin de les répandre dans le sein d'ami fidèle et sûr." Malheureusement, Monsieur de Valmont était complice de Madame de Merteuil. Elle le charga de me séduire et sotte que je suis j'y consentis. Que je suis naïve.

 

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