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Publié par Sonia

Mon poème préféré du recueil est le poème de la page 47 du recueil :

      Une main frôle sans l'ouvrir le livre posé sur la table. Le vent frôle sans le détacher la dernière feuille du chêne, le silence le frôle sans l'atteindre. Je ferme les yeux, je me rencontre.

      car c'est à mon sens, l'un des poèmes des plus subtils du recueil, détenant une extrême profondeur et une certaine douceur. On touche le sens des choses, comme dans le poème de la page 55 :

      Je parle de la couleur du monde, de la liturgie d'un pays plus petit qu'un timbre poste. Une voix glisse sur la page blanche, elle fait commencer l'heure du jour. Je n'appartiens plus à la nuit, j'ouvre les yeux sur le monde.

Il exprime le calme d'une personnalité perturbée. Le poète se cherche une place dans un monde dont il ne comprend pas les sens.

On peut remarquer dans le poème de la page 47 l'allusion au chêne qui est un symbole de solidité, et peut représenter l'homme. On peut aussi remarquer la présence du papier qui lui-même est lié au livre et à l'arbre, donc à l'homme. Quand le poète se rencontre lui-même il est moins seul, il touche les choses. C'est comme s'il rencontrait quelqu'un, mais ce quelqu'un c'est lui. Il n'est plus seul, il est lui. 

 

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